Les avantages :
Plus de distances d’avec le candidat. plexiglas facile à installer
Réduit l’angoisse des candidats
Limite les contestations, les agressions
Responsabiliser les exploitants pour ne présenter que des candidats
prêts, et non pas obligés d’«honorer des places d’examen
».
A l'avant, deux irresponsables aux commandes du véhicule :

Pour l’UNIC, qui constate des cas d’accrochages de plus en
plus nombreux lors des examens, il est également urgent de
clarifier les responsabilités. En effet, le candidat n’ayant pas le
permis n’est juridiquement pas responsable. Idem pour l’examinateur
considéré comme simple observateur. L’école de
conduite, alors qu’elle est privée de tout moyen d’intervention
durant l’examen, doit donc seule assumer les frais d’assurance
et les charges financières induites par l’accident (paiement de
la franchise, immobilisation du véhicule, augmentation de la
prime d’assurance etc).. Sans oublier une éventuelle infraction
pour laquelle la question de la responsabilité est, là aussi,
posée.  UNIC INFO 2017


COURRIER DES LECTEURS FORMATION & SECURITE n°241 mars 2017
 

Placer l’examinateur à l’arrière du véhicule règlerait ce problème de responsabilité.

cet examen du permis de conduire qui peine à trouver sa pleine acceptabilité sociale depuis toutes ces années.

Témoignage lors d’un échange de mails interne à l’UNIC.
« Je suis d'accord avec vous les ipcsr ne réagissent pas
toujours, ils ne sont pas responsables en cas d'accrochage,
ils ne sont pas responsables en cas d'excès de vitesse,
alors que nous le sommes assis à l'arrière !
Benoit, je te rassure ca n'arrive pas tous les jours mais cela peut engendrer des conflits avec des inspecteurs.
J’en fais régulièrement l'expérience, et cela vient de m'arriver
il y a 15 jours, un inspecteur n'est pas intervenu et l'élève a touché une voiture en faisant un rangement en bataille
et mon moniteur n'a pas osez dire à l'inspectrice qu'il voulait mettre un mot sur la voiture.


J'ai appelé pour avoir une explication et l'on m'a dit de driver
mon moniteur car il est responsable du véhicule, 2 autres
inspecteurs m'ont dit de ne pas insister, sinon ils risqueraient d'intervenir plus souvent.
Et je sais par expérience que s’ils veulent trouver des motifs d'ajournement et intervenir, c'est très facile.
Donc je suis pour qu'ils restent derrière, ils peuvent se
mettre à gauche pour mieux voir.
Daniel .

 

« Les inspecteurs ont un pouvoir de sanction important dont ils
usent parfois trop facilement. Le permis de conduire est un examen
sans équivalent en France, durant lequel vous êtes jugé,
de façon subjective en normalement 35 minutes, par une personne
à vos côtés dont on a le sentiment qu’elle ne cherche
qu’à vous pénaliser ».
Ainsi, combien de candidats, pourtant parfaitement aptes à
conduire, ont perdu leurs moyens ou n’ont pas forcément compris
l’intervention intempestive d’un inspecteur entrainant une
faute éliminatoire. L’angoisse que tout candidat ressent lors de
cet examen et qui ne fait que croître au fur et à mesure que les
tentatives se renouvellent, ne devrait plus exister et il est parfaitement
possible de la réduire si l’inspecteur ne se trouve plus
dans cette position trop dominante qui est la sienne.


« Un inspecteur n’est pas un moniteur d’auto-école. Il n’est pas
habitué, comme les professionnels de l’enseignement la
conduite que nous sommes, à être aux côté d’un élève qui fait des fautes. Tant est
si bien que son intervention peut être parfois trop rapide, voire inadaptée ».

C’est pourquoi la logique voudrait que lors de
l’examen le moniteur soit à l’avant à côté du candidat qu’il a
formé et que l’inspecteur se trouve à l’arrière en tant qu’observateur.
Ce procédé est d’ailleurs en vigueur en Allemagne, comme en Espagne.

L’inspecteur ne fait que juger la conduite et est informé par un signal lumineux
en cas d’intervention sur les pédales par le moniteur. De fait, le candidat se trouve beaucoup plus en confiance et cela
évite des interventions éliminatoires inopportunes.
Car l’UNIC peut témoigner de très nombreux cas où les moniteurs
présents dans le véhicule lors de l’examen n’étaient absolument
pas d’accord avec la décision de l’examinateur qui ne
peut malheureusement pas être remise en cause.
La notion de faute éliminatoire telle qu’elle existe aujourd’hui at-
elle d’ailleurs réellement un sens ? La question se pose, du
fait que la délivrance d’un permis de conduire n’est en aucun
cas la certitude d’une conduite sans risque. En effet, il est possible
de délivrer du premier coup un permis à une personne qui
peut très vite se révéler dangereuse sur la route et recaler à
plusieurs reprises une personne qui peut avoir une conduite
parfaitement respectueuse.